
Mémo
unique, distinctif, spécial, particulier, inhabituel, très
牛 : vache, bœuf, içi taureau indiquant que le taureau est plus grand que la vache.
寺 : dans l’Antiquité, désignait un bureau gouvernemental, généralement un bâtiment plus grand que les maisons ordinaires
土 : terre, ici base, fondement, chose fondamental, structure, point d’ancrage, base solide sur laquelle les autres éléments peuvent se construire.
寸 : main, ici tenir, détenir, saisir, manipuler un object / concept / idée, contrôler / manipuler / détenir quelque chose de respecté ou précieux.
La main dans ce caractère symbolise l’action de tenir / saisir / détenir un savoir, un statut respecté ou de pouvoir.
Mémo imaginaire:
Il était une fois un taureau immense (牛). Ce n’était pas un simple animal, mais une présence majestueuse. Son corps massif semblait ancré dans la terre elle-même. (土)
Une maison immense (寺) fut bâtie en son honneur. Incroyablement grande et belle, elle se dressait sur une colline qui surplombait la mer. À l’entrée principale de la maison, une fresque d’or à l’effigie du taureau resplendissait sous la lumière du soleil. Ceux qui franchissaient le seuil avaient l’étrange sensation qu’il leur souriait. Cette demeure, imprégnée de son esprit, regorgeait de secrets et de merveilles insoupçonnées, chaque visiteur y trouvait des surprises inattendues.
L’esprit du taureau pouvait se ressentir dans la maison. La maison était solidement et profondément ancrée dans la terre (土). Elle reposait sur des fondations profondes et abritait un labyrinthe de salles souterraines taillées dans la roche. L’une d’elles, s’ouvrait sur une vaste salle plongée dans la pénombre, où d’immenses rideaux retombaient du plafond jusqu’au sol. En les écartant du bout des doigts, on pouvait à peine deviner, à travers l’étroite ouverture, une lueur mouvante. Puis, en tirant le rideau un peu plus on découvrait derrière d’immenses baies vitrées, une forêt aquatique, baignée de lumière. Des coraux pleins de couleurs merveilleuses ondulaient, des poissons aux écailles et couleurs magique irisaient sous la lumière diffuse de l’océan. Ils tournaient, s’élançaient, disparaissaient en un éclair avant de réapparaître, dessinant des arabesques lumineuses dans l’eau profonde.
Puis, en empruntant un petit passage par une trape sur le sol, on débouchait sur une nouvelle salle. La pièce s’ouvrait sur un océan de balles aux teintes délicates, formant une mer mouvante de pigments nacrés et scintillants. Chaque mouvement faisait onduler la surface dans un doux bruissement, tandis que les sphères aux couleurs iridescentes, semblables à des écailles miroitantes, s’illuminaient de reflets enchanteurs en s’entrechoquant avec légèreté.
Puis, en passant par une étroite arche dissimulée dans le mur, on accédait à une nouvelle salle recouverte d’un épais manteau de mousse verte, douce et empreinte d’une fraîcheur exquise. Ses filaments s’étendaient en une myriade de formes, tissant un tapis luxuriant où se mêlaient différentes variétés. D’un vert profond, la mousse scintillait sous les perles d’eau qui s’y accrochaient, capturant les reflets de la nuit. Elle semblait vibrer d’une vitalité propre, telle une étoffe enchantée, moelleuse vivante et magique. Plus haut, des jardins suspendus flottaient dans l’air, des plantes grimpantes serpentant autour de cordages qui s’élevaient vers un plafond vertigineux. Chaque oasis suspendue était parée de petits escaliers délicats, invitant à découvrir la beauté de ces espaces célestes.
Le premier jardin suspendu s’étendait sur une vaste plateforme de bois sombre, suspendu au-dessus du sol. Le jardin reposait sur une structure d’acier brossé, bois poli et verre translucide, dans un équilibre entre calme et transparence. Sous les pieds, le sol laissait parfois passer un rai de lumière filtrée, révélant à travers les interstices la profondeur vertigineuse de la salle en contrebas. De fines brumes montaient depuis le sol lointain, apportant une fraîcheur diffuse qui enveloppait le jardin d’un souffle humide et vivant. En levant la tête, on pouvait voir d’autres plates-formes végétales qui flottaient à différentes hauteurs oscillant doucement. Je m’avançais dans le premier jardin suspendu, où les fougères occupaient chaque recoin. Leurs larges ramures s’ouvraient comme des éventails, avant de se diviser en fins filaments dentelés. Aux extrémités, certaines frondes enroulées ressemblaient à de petits rouleaux de parchemin, leurs volutes délicates dessinant des spirales mystérieuses, attendant doucement leur déploiement. La délicatesse de leurs feuilles était vibrante de beauté, et leur transparence, révélée par la lumière, imprégnait l’espace d’une délicate coloration lumineuse. Au revers des frondes, les fougères gardaient précieusement leurs élégantes graines brunes, alignées comme des bijoux secrets. Ces fougères s’épanouissaient en une profusion saisissante, portée par l’humidité dense de l’air chaud. Leur souffle embaumait l’atmosphère d’effluves fraîches et envoûtantes. C’est là, au cœur d’un coin unique où une variété différente de fougères s’épanouissait, que l’escalier de bois aux teintes ambrées prenait son essor. Aux premières marches, des racines noueuses d’un arbre ancien s’entremêlaient aux frondes, s’enlaçaient aux rampes, comme pour envelopper l’escalier d’une vie mystérieuse. En gravissant les marches, la profusion des fougères s’éclaircissait peu à peu, cédant la place à une prairie d’herbes hautes.
Arrivé au second jardin suspendu, les herbes hautes s’élevaient majestueusement devant moi. Je me retournais un instant, et du haut des marches, l’escalier de bois se déployait sous mes yeux, bordé de fines herbes, puis plus bas englouti sous une mer de fougères pour rejoindre le premier jardin suspendu. Plus bas encore, presque imperceptible, le sol tapissé de mousse verte se devinait encore à peine. Je me retournais et faisait face au second jardin suspendu, une étendues d’herbes hautes. Densément nappé de roseaux, j’avançais dans ces hautes tiges qui s’élevaient bien au-dessus de ma tête. Les longues hampes fines et légères se balançaient au gré du vent. Au sommet des herbes hautes, des houppes plumeuses et duveteuses se balançaient, abritant de minuscules graines parmi leurs fibres soyeuses aux nuances de beige, de crème et de brun clair. Ces herbes créaient un océan doux et beige qui s’étendait à perte de vue. Leur mouvement constant, animé par la brise, tissait un bruissement continu, un chuchotement mystérieux porté par le vent à travers ce labyrinthe végétal. Je me frayait un passage, la rosée scintillait et humidifiait ces tiges vertes. L’air semblait plus frais, chargé d’une senteur douce et presque sucrée, mêlée à celle, terreuse, du sol fertile. j’avançais prudemment, enveloppé par cette nature vibrante, épaisse et mouvante. Enfoui au milieu de cette mer d’herbes palpitante, une ouverture circulaire laissait entrevoir un bassin d’eau recouverte de lentilles d’eau vertes et fraîches. Un coin de l’îlot baignait dans un faisceau lumineux. En m’approchant, je découvris un escalier naturel, presque dissimulé dans la végétation. Les marches irrégulières, façonnées par la terre et les racines noueuses, semblaient avoir surgi d’elles-mêmes entre les hautes tiges qui les encadraient. À chaque pas, les herbes bruissaient doucement contre mes jambes, certaines me frôlaient les bras, comme pour m’inviter à poursuivre l’ascension. L’escalier montait avec lenteur, en une pente douce, puis se courbait subtilement vers l’ombre, s’enfonçant dans un tunnel vert où la lumière filtrait à peine entre les feuilles suspendues. Arrivé au sommet du petit escalier, je me retournai. En contrebas, le deuxième jardin suspendu s’étendait comme une mer immobile, ses herbes hautes vibrant sous la brise, formant des vagues silencieuses. Plus bas encore, je distinguais le premier jardin, un fouillis harmonieux de frondes de fougères, luxuriant, comme un tapis ancien déroulé au bord d’un monde oublié. Et tout en bas, presque hors de vue, le sol s’estompait dans une brume verdâtre. De si loin, on n’en distinguait plus que la couleur diffuse et le frémissement d’une ombre flou. Levant les yeux, d’autres jardins suspendus se dévoilaient dans la pénombre verdoyante, superposés les uns aux autres comme des balcons végétaux, chacun semblant abriter ses propres mystères, suspendus entre ciel et terre.
Je me glissai alors dans le troisième jardin. En son cœur, un bassin suspendu m’attendait, profond et calme. À sa surface, d’immenses nénuphars flottaient sur le miroir de l’eau, leurs feuilles épaisses et arrondies bordées de crêtes étaient si larges offrant un refuge flottant, comme un lit suspendu sur l’eau. Les rebords des nénuphars étaient serti de merveilleuses nervure rouge. Le silence y était profond, à peine rompu par le clapotis de l’eau et des ondulations douces des libellules. Les nénuphars étaient bordés de fleurs rose immense qui s’ouvraient lentement, leur douce odeur embaumait l’espace. La traversée du bassin, confortablement installé dans le nénuphar, avait quelque chose de profondément paisible. Tout autour, l’eau se couvrait d’un voile de fines feuilles flottantes, comme si elle s’était parée d’un tapis vert délicat. Porté doucement d’une rive à l’autre, on se laissait bercer par ce mouvement tranquille.
De l’autre côté, un petit pont végétal, tressé de racines entrelacées, s’élevait doucement, guidant le regard vers l’inconnu.


Le quatrième jardin suspendu semblait naître des arbres eux-mêmes. Ici, les troncs massifs jaillissaient du sol comme des piliers anciens, et leurs racines ne se cachaient pas : elles retombaient du haut des branches, descendaient en cascade le long des troncs, s’enroulaient autour des passerelles. Elles pendaient comme des cordages vivants, créant d’épaisses tentures végétales qu’il fallait écarter pour progresser. L’air y était plus chaud, saturé d’humus et de silence. IIl y avait des troncs massifs, dans lesquels on devinait parfois de discrètes ouvertures : de fines fentes arrondies, merveilleusement dissimulées dans l’écorce. À première vue, on aurait cru à de simples irrégularités naturelles, mais en s’approchant, on réalisait qu’il s’agissait en réalité de tiroirs secrets. Lorsqu’on en tirait un avec précaution, le bois glissait avec une fluidité étonnante, presque magique.
À l’intérieur, l’air se chargeait d’un parfum de sève et de bois brut, une fragrance enivrante, presque addictive. Les tiroirs, polis par le temps, avaient des formes arrondies, organiques, comme s’ils avaient poussé ainsi de façon naturelle, suivant la courbe du tronc. En m’aventurant dans l’un d’eux, je découvris, derrière un enchevêtrement de racines, un escalier sculpté dans un bois noueux. Il s’élevait en colimaçon, bordé de minuscules pousses lumineuses. En le gravissant, je débouchai sur un espace espace moelleux de verdure, baigné d’une lumière douce. Plus loin, s’ouvrait une vaste étendue d’eau, parsemée de dômes de mousse verte, doux et arrondis.
Ce cinquième espace suspendu baignait dans une eau sombre, ponctuée de petits îlots de mousse verte, ronds et bombés, d’une densité étrange, presque comme du pudding. Chaque coussin végétal, luisant de gouttelettes, rebondissait sous le pied, offrant un terrain élastique où l’on pouvait marcher, sauter, et passer de l’un à l’autre avec une légèreté déroutante. Au-delà, un étroit passage de pierre moussue se dressait entre deux parois végétales. Il fallait l’escalader avec précaution, en s’agrippant aux racines et aux lianes qui s’y enchevêtraient, pour atteindre l’étage supérieur.
L’avant dernier jardin suspendu éclatait de couleurs. Le sol était couvert d’une profusion de fleurs aux formes et textures variées : certaines s’élevaient en spirales délicates, d’autres jaillissaient en clochettes frémissantes. L’air lui-même était chargé d’un parfum sucré et enivrant, mélange subtil et envoûtant. Des pétales se glissaient dans l’air, effleurant le visage comme un souffle léger.
Arrivé au jardin suspendu le plus haut, un étroit passage s’offrait à moi, entièrement recouvert d’une mousse verte éclatante. Chaque pas sur cette mousse douce était rebondi et moelleux. La lumière tamisée faisait scintiller le vert lumineux de la mousse, comme si elle renfermait des éclats de rêve. Elle se déployait doucement, murmurant des secrets anciens, comme une invitation à pénétrer dans un sanctuaire oublié. Au bout de ce passage féerique, on pénétrait dans un royaume de pudding moelleux, où les douceurs s’entassaient comme des collines de réconfort, enveloppant l’âme dans une douceur infinie. Peu à peu, on s’enfonçait dans ce monde sucré, chaque bouchée nous guidant plus loin, se frayant un chemin au cœur de ce nuage rose. Enfin, on débouchait sur un immense pudding. L’odeur de vanille emplissait l’espace d’une chaleur douce et réconfortante. Chaque pas déclenchait une légère oscillation, faisant frémir la surface sous un éclat laqué, tandis que les bonds s’accompagnaient d’un délicieux rebond, aussi souple qu’un tremplin sucré. Les nuances ambrées du caramel se mêlaient aux reflets opalescents de la vanille et aux tons délicats du miel, baignant l’espace d’une chaleur veloutée. L’air embaumait d’un parfum sucré et réconfortant, et sauter dans cet univers moelleux procurait une sensation de rebond exquise.
Après avoir rebondi et atterrit sur le plus gros pudding de la salle, je remarquai soudainement qu’à son extrémité, une cavité s’ouvrait dans le sol, dégageant une lueur rouge pourpre. En m’approchant, je distinguai des coussins doux et moelleux. Je bondis à nouveau et m’élançai dans ce lit de coussins accueillants. Cette nouvelle salle était entièrement capitonnée, recouverte de coussins doux et moelleux, créant un matelas doux et mou sous les pieds. Chaque mouvement était accueilli par la souplesse des coussins, offrant une sensation agréable d’enfoncement léger à chaque pas. Au plafond, des rideaux suspendus flottaient avec grâce, formant des drapés aériens qui se déployaient comme des vagues de tissu tout droit sorti d’un rêve. Des balançoires et des canapés suspendus, aux cordes dorées, descendaient du plafond immense. Les canapés suspendus, moelleux, élégants et si confortable qu’on pouvait s’y enfoncer et se balancer lentement, comme portés par une brise légère. À côté, des toboggans majestueux et immenses, aux couleurs douces et apaisantes, tressaient des courbes enlaçant l’espace de rubans magiques de glissade. Chaque mouvement dans cet espaces suspendu, était amorti par les coussins mou et moelleux offrant une liberté et légèreté jusqu’alors insoupçonnée.
Tout au fond du second couloir, une toute petite porte ouvrait sur un paysage cristallin, où d’innombrables formations de cristal et de stalactites étincelaient. Les parois semblaient taillées dans une pierre translucide, reflétant mille éclats changeants, tandis que du plafond descendaient de longues stalactites de quartz irisé, scintillant au moindre frémissement d’air. Sur le sol, d’imposants cristaux jaillissaient en bouquets étincelants, leurs facettes capturant et diffractant la lumière en un kaléidoscope envoûtant de reflets opalescents et argentés. L’air vibrait d’une douce résonance, comme si la salle chantait d’elle-même, chaque éclat de lumière semblant s’accompagner d’un tintement cristallin. Tout ici semblait issu d’un rêve minéral, une enceinte sacrée lumineuse où l’on avançait émerveillé, entouré d’une symphonie de lumière et de transparence.
Au fond de la salle, des stalagmites majestueuses, encore plus grandes, cachaient une rivière qui, sinuant silencieusement, dessinait des courbes souples et légères entre les roches. Plusieurs petits radeaux empli de mousse douce, moelleuse et rebondie, créaient de véritables petits nids douillets. Mon regard se posa sur l’un d’eux. Il semblait tout droit sorti d’un rêve. Ce petit bateau semblait n’être fait que de mousse, une mousse verte, souple et moelleuse, si douce qu’elle donnait envie de s’y enfoncer pour y disparaître. Son contour épais dessinait un carré rassurant, presque une forteresse végétale flottante. À l’intérieur, tout était également recouvert de cette mousse tendre : un cercle creusé, intime, où l’on descendait comme dans un nid. Une petite table, elle aussi de mousse, trônait au centre, et tout autour, de légères élévations formaient des sièges doux, naturels, sans couture, comme si le tout avait poussé là, sur l’eau, dans un silence magique. Quand on s’y asseyait, la tête restait en dessous du bord du bateau. Le monde disparaissait derrière les parois vertes et tendres. On se retrouvait caché, à l’abri, enveloppé. Il y avait quelque chose de secret, presque sacré dans cet espace creux et rond, un refuge flottant pour les pensées tranquilles. On s’y sentait protégé du vent, du regard, du temps. Et lorsque le courant se mettait à le porter doucement, ce petit havre de mousse glissait sans un bruit sur l’eau, comme une barque de songes, emportant avec lui le cœur apaisé de celui qui s’y trouvait. Peu à peu, le clapotis discret des vagues guidait l’embarcation vers une ouverture discrète, et bientôt, un léger courant emportait la barque à travers une galerie aux parois scintillantes. L’eau murmurait sous les voûtes naturelles tandis que le petit bateau avançait paisiblement, contournant les colonnes de pierre aux formes étranges. Au loin, une lueur douce et chaleureuse se dessinait. Après un dernier virage, la rivière me déposa délicatement au pied d’une voûte constellée de pierres luisantes, étincelante, où la roche brillait par endroits comme saupoudrée d’étoiles. Sous le plafond constellé de pierres luisantes, la lumière dansait doucement, caressant la roche polie. Au-dessus de la tête, les étoiles minérales scintillaient, projetant des reflets changeants sur les parois, tandis qu’un silence profond enveloppait l’espace, brisé seulement par le murmure lointain de gouttes d’eau tombant avec régularité. Chaque pas faisait résonner un léger écho. L’air y était frais, chargé d’une odeur humide et pure, et une impression de solitude suspendue hors du temps imprégnait l’atmosphère. Au bout de la voûte, une lueur plus vive apparaissait, révélant une salle vaste et silencieuse, emplie de lourdes étagères en bois sombre qui s’élevaient jusqu’au plafond. Elles étaient garnies de livres aux reliures de cuir patiné, leurs couvertures marquées par le temps, comme autant de gardiens silencieux des savoirs oubliés. Ce vaste espace calme, renfermait une multitude de vieux parchemins et de livres anciens, comme une bibliothèque secrète nichée au cœur de la grotte.
Dans cette vaste bibliothèque, sous la douce lueur dorée d’une lampe, un homme était assis (寸). En lui vivait aussi l’âme du taureau. Il connaissait les lois invisibles du monde et savait en révéler les mystères. Sa richesse croissait d’année en année. Son visage rayonnait, et sa présence débordait d’énergie. Son bonheur émanait de lui-même, inébranlable malgré les épreuves qu’il avait traversées. Toujours souriant, il vivait avec la même joie, comme si sa situation avait toujours été idéale. Après de nombreuses années de persévérance face aux difficultés, son attitude finit par triompher des épreuves, et son succès grandit de manière fulgurante. Sa renommée, portée par sa sagesse et sa détermination, s’étendit bien au-delà de ce que l’on aurait pu imaginer. Des visiteurs affluèrent de toutes parts pour écouter ses conseils. Tous l’admiraient et le respectaient profondément.
Tout roi qui pénétrait dans sa demeure en ressortait éclairé par un savoir profond, capable de préserver la paix dans son royaume. La présence de l’esprit du taureau avait ouvert leur cœur aux lois invisibles qui régissaient le monde, des lois subtiles et anciennes. Le taureau leur avait ouvert les yeux sur l’incommensurable pouvoir de l’amour inconditionnel, une force pure et sacrée, au cœur même de l’univers.
Il leur confia que, bien que le monde semble d’une complexité infinie et d’une vie débordante, il n’était, en vérité, qu’un miroir inerte, une illusion morte. Le monde extérieur, les situations extérieures, les choses extérieures, tel un miroir, étaient inertes, une matière morte. Chaque chose que nous percevions n’était que le reflet de ce qui résidait en nous, une projection de nos croyances et convictions inconscientes. Il était aussi vain que stupide de chercher à effacer une tache sur un miroir, alors qu’elle résidait sur nous. C’était à nous-même de changer. Le monde extérieur, les gens extérieurs, et les situations extérieures, bien qu’elles semblaient si trompeusement vivantes, étaient en réalité inanimées, une illusion totalement inerte, aussi inanimée et morte qu’un miroir. Bien que l’on pouvait voir du mouvement dans un miroir ou une projection, le miroir, la projection était pourtant bien inerte, inanimé et n’avait aucun pouvoir sur ce qu’il s’y reflétait. Il s’y reflétait simplement fidèlement et froidement ce qui se présentait à sa surface. Ainsi il n’y avait que le soi-même qui était capable de changer quelque chose dans le reflet du miroir. Si le soi-même reflétait dans le miroir une grimace, il ne servait à rien de chercher à modifier la surface du miroir pour en changer l’image. Il suffisait que le soi-même arrêtait de faire cette grimace, que le soi-même souriait et c’était ce sourire qui se reflétait dans le miroir.
Le miroir, soigneusement nettoyé, était pure, propre, étincelant et reflétait fidèlement se qui se présentait à sa surface. Ainsi si le soi-même n’aimait pas ce qu’il y voyait, il était inutile de chercher à nettoyer le miroir, celui ci était déjà propre, pure, étincelant et sans défaut. Si le soit-même n’aimait pas ce qu’il y voyait, cela provenait uniquement de lui-même. Et il n’y avait que lui-même qui avait le pouvoir de créer un changement dans le reflet du miroir. En effet, et à l’encontre de ce que l’on pourrait penser, le changement ne pouvait pas provenir du monde extérieur, des situations extérieures, des choses extérieures. Car le monde extérieur, les situations extérieures, les choses extérieures étaient le miroir, et celui-ci était déjà propre, vierge, intacte et étincelant de beauté et de pureté.
Tel une feuille vierge, le monde extérieur, les situations extérieures, les choses extérieures étaient pures, propres, étincelantes. Si une erreur y apparaissait, il était inutile de tenter de corriger la feuille elle-même. Ainsi si le soi-même n’aimait pas l’erreur qui s’imprimait sur la feuille, il était inutile de se sentir démuni, impuissant et d’essayer d’échapper à ce qui était, espérant que ailleurs serait mieux, car cela revenait à réimprimer une nouvelle feuille de papier, sur laquelle l’erreur serait implacablement à nouveau, encore et encore imprimée. L’erreur se répéterait à chaque nouvelle impression, tant que le soi-même n’intervenait pas à sa source : dans l’ordinateur, c’est-à-dire dans l’inconscient du soi-même. C’était là, dans ce lieu intime de l’inconscient, des croyances et suppositions inconscientes, que résidait la vrai réalité. Celle qui crée la réalité. La réalité qui se reflète dans le miroir. L’ordinateur qui crée le document à être imprimé. Le monde extérieur, les situations extérieures, tout cela n’était pas la réalité, mais qu’une illusion inerte, une projection, un hologramme. La réalité résidait uniquement dans l’inconscient du soi-même. La réalité existait exclusivement dans les attentes, les convictions, les présupposés inconscients du soi-même. Et c’est uniquement cette réalité au coeur de l’inconscient du soi-même qui façonnait ce qui advenait. Le monde extérieur n’était rien d’autre que le reflet exact et intact du monde intérieur du soi-même. Lorsque le soi-même changeait son inconscient, changeait ce à quoi il s’attendait inconsciemment, le miroir reflétait à son tour le changement que le soi-même avait entrepris, et le monde extérieur, les situations extérieures, les choses extérieures, se reflétaient exactement comme le soi-même se tenait devant le miroir, par la force ancestrale et intemporelle des lois naturelles de l’univers.
Ainsi, le monde était une toile immaculée, pure, propre, blanche comme la neige, brillante et scintillante, se tenant prête à recevoir ce que nous choisissions d’y inscrire. Ainsi si nous n’aimions pas ce qu’il y avait sur la toile, il était inutile de se sentir démuni, impuissant et d’essayer d’échapper à ce qui était. Cette situation n’était en réalité qu’un miroir de nous même. Cette réalité n’était sans aucune force, sans aucune vie, et il ne tenait qu’à nous d’y faire refléter ce que nous souhaitions y voir apparaître. À chaque instant, nous avions le pouvoir de transformer le soi-même, et ainsi d’influencer le reflet sur le miroir. En modifiant nos croyances et en réécrivant nos attentes.
Les situations extérieures, le monde extérieur, les choses extérieures, nous souriait lorsque nous sourions d’abord. Les situations extérieures, le monde extérieur, les choses extérieures, se transformaient lorsque nous nous transformions d’abord en changeant les présuppositions inconscientes du soi-même, en changeant ce à quoi le soi-même s’attendait inconsciemment.

会意字。从牛,指公牛;从寺,寺是古代官署,比一般房舍大,
表示公牛形体比母牛大。本义是公牛。引申为独特。
①不同一般:特效 | 奇特。②专:特设 | 特意。
特别 | 特产 | 特长 | 特出 | 特此 | 特等 | 特地 | 特点 |
特定 | 特工 | 特级 | 特急 | 特辑 | 特技 | 特价 | 特刊 |
特派 | 特权 | 特色 | 特赦 | 特使 | 特殊 | 特务 | 特性 |
特邀 | 特异 | 特约 | 特征 | 特制 | 特种 | 独特 | 模特 |
Idéogramme composé. A partir de 牛, qui désigne un bœuf, en particulier un taureau ; et de 寺, qui, dans l’Antiquité, désignait un bureau gouvernemental, généralement un bâtiment plus grand que les maisons ordinaires, indiquant que le taureau est plus grand que la vache. Sens premier : taureau. Sens étendu : unique, distinctif.
① Différent de l’ordinaire : effets spéciaux | étrange, particulier.
② Spécialement dédié : spécialement établi | intentionnellement, exprès.
Spécial | Produit régional | Point fort, talent particulier | Remarquable | Par la présente | De première classe | Exprès, spécialement | Caractéristique |
Défini, spécifique | Agent spécial | De catégorie supérieure | Très urgent | Édition spéciale (compilation) | Cascade, technique spéciale | Prix spécial | Édition spéciale (publication) | Envoyé spécial | Privilège | Caractère distinctif | Amnistie spéciale | Émissaire spécial | Particulier, exceptionnel | Agent secret | Nature spécifique | Invité spécialement | Singulier, extraordinaire | Sur commande, sur réservation | Caractéristique distinctive | Fabriqué spécialement | Spécial, particulier | Unique | Mannequin |

会意字。金文从又(手),从之(往),表示手持物前往,
之(zhī)亦声。隶、楷书从寸(手),从土,像手持士。寺是持的
初文。本义是手持。假借指官署。引申指佛教庙宇。
①古代官署名:大理寺。②佛教的庙宇:寺庙 | 寺院。
③伊斯兰教做礼拜、讲经的地方:礼拜寺 | 清真寺。
寺观 | 寺庙 | 寺舍 | 寺院 | 寺主 | 佛寺 | 阉寺 |
Idéogramme composé. Le texte en bronze (jinwen) est composé de 又 (main) et 之 (aller), ce qui signifie ‘tenir quelque chose et aller’. 之 (zhī) est aussi utilisé pour son son. En écriture sigillaire et régulière, il est composé de 寸 (main) et 土 (terre), 像手持士 ressemble, main, tenir, personne respectable au statut respecté ou pouvoir d’autorité ou pouvoir intellectuel. 寸 : main, ici tenir, détenir, saisir, manipuler un object / concept / idée, contrôler / manipuler / détenir quelque chose de respecté ou précieux. La main dans ce caractère symbolise l’action de tenir / saisir / détenir un savoir, un statut respecté ou de pouvoir. Le caractère 寺 (temple) est la forme ancienne de ‘tenir’. Le sens initial est ‘tenir avec la main’. Par extension, il désigne une administration ou un bureau officiel, et plus tard, par métonymie, un temple bouddhiste.
① Nom d’un ancien bureau administratif : Le Dàlǐ Sì (Grand Bureau des Affaires Juridiques).② Temple bouddhiste : Temple ou Monastère bouddhiste.
③ Lieu de prière et de prédication de l’Islam : Mosquée ou Mosquée musulmane.
Temple et monastère | Temple bouddhiste | Résidence monastique | Monastère ou temple | Abbot ou supérieur de temple | Temple bouddhiste | Temple castré |



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